«La maladie d’Alzheimer est une façon tragique de finir votre vie», explique la professeure Natasha Rajah, Directrice du Centre d’imagerie cérébrale ici à l’Institut Douglas. Puisque les femmes courent un risque plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer en vieillissant, l’équipe de la Prof. Rajah a voulu explorer pourquoi en tenant compte des différences entre sexes dans sa recherche.

Prof. Rajah estime que la compréhension de la santé du cerveau des femmes et leur vieillissement est insuffisante. Elle et son équipe désirent savoir si les systèmes cérébraux touchés par le vieillissement et la maladie d’Alzheimer sont les mêmes chez les femmes et les hommes. Cette information est très importante afin de développer les meilleurs traitements possibles pour la maladie

Il existe de plus en plus de preuves que la ménopause et le déclin des niveaux d’œstrogène affectent la cognition chez certaines femmes.

Selon Prof. Rajah, comprendre les effets cognitifs négatifs de la ménopause chez elles pourrait être essentiel afin de comprendre ce qui arrive aux femmes qui développent la maladie d’Alzheimer et pour aider à développer les bons traitements. Malheureusement, il est difficile pour elle d’amener les gens à participer à son étude; son groupe cible est généralement très occupé et ne prend pas le temps de s’impliquer. «Je vous en prie, venez faire scanner votre cerveau pour nous», dit-elle .

Sa recherche cible les femmes d’âge moyen entre 40 et 60 ans. «L’âge adulte est LA période critique du développement chez l’adulte – c’est quand beaucoup d’entre nous commencent à prendre du poids, à développer le diabète et des maladies cardiaques. Chez les femmes, c’est le moment où nous subissons la ménopause qui peut provoquer des troubles du sommeil, des bouffées de chaleur et des effets cognitifs et émotionnels. Nous pensons que l’âge adulte et la transition ménopausique des femmes peuvent être une période critique du développement des personnes à risque de développer la maladie d’Alzheimer car les niveaux hormonaux changent.»

Une identification et une intervention précoces avec un médicament de précision pourraient empêcher l’apparition de la maladie d’Alzheimer. La Prof. Rajah a toujours été curieuse de connaître l’esprit humain, en particulier la façon dont nous apprenons et nous souvenons. Selon elle, «la mémoire épisodique est au cœur de qui nous sommes. Sans mémoire, nous ne savons pas qui nous sommes et comment naviguer dans le monde.»

Elle conclut par une pensée révélatrice: «si vous ôtez la mémoire épisodique à quelqu’un, vous lui enlevez son identité et son espoir. Cela peut avoir de profonds effets négatifs sur la santé.» Voilà qui témoigne de l’importance d’une bonne santé mentale dans notre vie quotidienne.