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Des installations à la fine pointe de la technologie 2018-01-23T07:42:08+00:00

Des installations à la fine pointe de la technologie

Banque de cerveaux Douglas Bell Canada
Centre d’Imagerie Cérébrale
Plateforme de microscopie moléculaire et cellulaire

La Banque de cerveaux Douglas – Bell Canada

La Banque de cerveaux Douglas – Bell Canada (BCDBC) est devenue l’une des banques de cerveaux les plus importantes au monde.  Fondée en 1980, elle contient et gère plus de 3000 cerveaux, ainsi qu’une base de données relationnellle contenant des données démographiques, cliniques et l’historique développementale des donneurs.  La banque est une des rares en Amérique de Nord qui collecte des cerveaux de personnes souffrant de désordres neurodégénératifs comme la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et d’autres démences, ainsi que des désordres mentaux incluant la schizophrénie, la dépression majeure, le trouble bipolaire, l’abus de substance, obtenus de personnes qui sont décédées par suicide ou non (collaboration spéciale avec le bureau du coroner). La Banque de cerveaux Douglas – Bell Canada est reconnue internationalement.

En Savoir plus
En bref :

  • Elle est fonctionnelle 24 heures sur 24, 7 jours sur 7
  • On y compte près de 3 000 cerveaux
  • Les chercheurs du monde entier apprécient la qualité et la diversité de nos échantillons
  • Elle est une ressource unique en matière de recherche sur les maladies neurodégénératives et psychiatriques
  • Environ 1000 échantillons de tissus cérébraux sont distribués annuellement à travers le monde
  • Les études réalisées grâce à ces échantillons donnent lieu à la publication de plus de 20 articles scientifiques par année
  • Elle reçoit des tissus cérébraux de façon régulière, ce qui fait d’elle la seule banque de cerveaux en activité au Canada.
  • C’est aussi la plus ancienne banque de cerveaux au Canada

Une ressource inestimable pour la recherche

L’étude des tissus cérébraux est essentielle pour comprendre les troubles mentaux ou neurologiques. L’accès à ces tissus permet aux chercheurs de découvrir les causes des différentes maladies du cerveau ou de mettre au point des traitements efficaces contre la maladie d’Alzheimer, la dépression, la schizophrénie, etc.

Avec l’appui du Bureau du coroner du Québec, la Banque de cerveaux Douglas – Bell Canada et le Groupe McGill d’études sur le suicide (GMES), dont fait partie le directeur de la banque de cerveaux le Dr Naguib Mechawar, étudient notamment les facteurs biologiques associés aux troubles de l’humeur et au suicide. Les travaux de recherche réalisés à partir des tissus cérébraux permettent d’élaborer des programmes d’intervention et de prévention destinés à aider les personnes qui souffrent de détresse et présentent un risque suicidaire.

Comment sont conservés les cerveaux?

La banque conserve les cerveaux selon deux méthodes. Une moitié de l’organe est découpée « en tranches épaisses » puis congelée à −80 °C, ce qui permet de maintenir intactes les protéines et les acides nucléiques. L’autre moitié est plongée dans le formol, ce qui préserve l’organisation cellulaire (au contraire de la congélation qui fait éclater les cellules gorgées d’eau). Par la suite, un spécialiste établit la maladie dont a souffert la personne décédée. Pour faciliter les travaux de recherche, un dossier médical de la personne décédée doit accompagner chaque don de cerveau.

La banque dans la presse :

Le Devoir – 24/03/2017 http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/494719/institut-douglas-la-banque-de-cerveaux-sera-plus-selective

Le Centre d’Imagerie Cérébrale

Le Centre d’imagerie cérébrale (CIC) de l’Institut Douglas, inauguré au printemps 2012, est une installation de pointe consacrée à la recherche clinique et pré-clinique en imagerie cérébrale, dans le domaine de la santé mentale. Il a été conçu comme un incubateur pour la recherche appliquée, dans lequel les études d’imagerie animale servent à enrichir les connaissances dérivées d’études humaines, et vice-versa.

Sa mission est de favoriser le développement de nouveaux biomarqueurs pour le diagnostic précoce, le traitement et la prévention de conditions neuropsychiatriques. Notre Centre comprend des équipements d’imagerie humaine ( 3T Siemens Trio scanner) et animale (7T Bruker Biospec small animal MRI scanner) de pointe.

En savoir plus sur le CIC

Les scanners permettent maintenant:

  • De meilleurs diagnostics:
    Le scanner permettra d’identifier des biomarqueurs de différentes maladies psychiatriques dans le cerveau des patients. Présentement, les diagnostics –que ce soit la schizophrénie, la dépression majeure ou les troubles de l’anxiété- sont fondés sur l’observation des patients et leur autoévaluation.
  • De meilleurs pronostics:
    Grâce aux mesures précises du scanner, les chercheurs pourront mieux prédire l’évolution de la maladie pour chaque individu et ainsi ajuster les traitements en conséquence.
  • Des études longitudinales:
    Avec des appareils in situ, les chercheurs peuvent suivre plus de patients et sur une plus longue période.
  • Le développement de modèles animaux pour différentes maladies mentales:
    Les chercheurs peuvent  mesurer le cerveau d’animaux et voir comment il réagit sous certaines conditions, comme le stress ou l’abus de drogues par exemple.

Les recherches au Centre d’imagerie cérébrale

Les chercheurs recourent à diverses méthodes d’imagerie cérébrale afin d’étudier de façon non invasive la structure et les fonctions du cerveau qui sont affectées par la maladie mentale.

Le CIC offre aux chercheurs:

Une plateforme d’analyse de données d’imagerie cérébrale, issues de la neuroimagerie fonctionnelle et structurale. Il héberge aussi:

  • des unités de recherche en optogénétique et en électrophysiologie chez les petits animaux
  • des unités de recherche en stimulation magnétique transcrânienne, en études cliniques et en électrophysiologie cérébrale chez les humains.

Les chercheurs étudient principalement :

  • La pathophysiologie de plusieurs maladies mentales, dont la schizophrénie, la dépression, le trouble de stress post-traumatique et le trouble du déficit de l’attention.
  • Les fonctions cognitives chez des sujets sains, telles le traitement des émotions, la navigation spatiale, la mémoire et la réaction au stress.

Plateforme de microscopie moléculaire et cellulaire (MCMP)

La Plateforme de microscopie moléculaire et cellulaire (ou MCMP pour Molecular and Cellular Microscopy Platform) est une plateforme d’imagerie spécialisée en microscopie à fluorescence pour la recherche en neuroscience. La Plateforme est un Centre de Découverte Olympus, un partenariat entre le Centre de recherche Douglas et Olympus Canada Inc. Cette collaboration permet à la plateforme d’offrir les microscopes et techniques les plus avancées à des tarifs avantageux comparé à d’autres plateformes de microscopie.

Le but de cette plateforme est d’aider les étudiants et les chercheurs à planifier, concevoir, réaliser et analyser des expériences de microscopie par fluorescence. La Plateforme de microscopie moléculaire et cellulaire offre du soutien et une formation personnalisés pour les expériences de microscopie par fluorescence ainsi que l’analyse d’image. La plateforme possède l’expertise pour un éventail de tâches d’imagerie qui vont de la reconstruction de neurones par traçage, aux expériences optogénétiques sur des tranches de cerveau ou des animaux vivants.

La Plateforme possède, entres autres :

  • Plusieurs microscopes à champ large munis de systèmes MBF
  • Un nouveau microscope confocal Olympus FV1200
  • Un scanner de lames à haute efficacité Olympus VS120
  • Un système de criblage à haut-débit Molecular Devices ImageXpress
  • Un microscope multiphoton Olympus FVMPE-RS
En savoir plus sur le microscope

Le microscope multiphoton FVMPE-RS est un microscope unique bâti par Olympus spécifiquement pour la plateforme afin de combler les besoins des chercheurs en neuroscience. Il a été conçu pour l’imagerie ultra-rapide de tissus épais nécessaire aux expériences telles l’imagerie de l’activité calcique et la stimulation optogénétique d’animaux vivants. Ce système comprend deux microscopes séparés qui partagent un laser InSight DeepSee: un microscope est dédié à l’imagerie d’animaux vivants, et l’autre configuré pour l’utilisation combinée d’optogénétique et d’électrophysiologie dans des tranches vivantes de cerveaux de souris. De plus, le système est doté d’un second laser et d’un scanner dédié qui permet la stimulation lumineuse même durant l’imagerie ultra-rapide. Enfin, une paire d’objectifs optimisés pour l’imagerie très profonde de spécimens clarifiés (CLARITY), jusqu’à 8mm sous la surface, nous permet de faire la reconstruction 3D de régions entières de cerveaux de souris.